L’essentiel
- Un immeuble en travaux cumule les trois facteurs qui facilitent le cambriolage : un accès direct aux étages par l’échafaudage, un va-et-vient d’inconnus que plus personne ne remarque, et des fermetures provisoirement neutralisées.
- La période critique s’étend du montage de l’échafaudage à sa dépose ; les nuits, les week-ends et les jours fériés concentrent le risque.
- Dans le Var, 3 781 cambriolages de logement ont été enregistrés en 2025 selon le SSMSI (ministère de l’Intérieur) ; la baisse départementale masque de fortes hausses locales, comme +39 % à La Valette-du-Var.
- Le syndic, chargé de la conservation de l’immeuble (loi du 10 juillet 1965, article 18), doit organiser la prévention avec l’entreprise : détection temporaire sur l’échafaudage, tour de vidéosurveillance mobile, accès du hall maîtrisés.
- Les résidents des étages desservis par l’échafaudage doivent fermer fenêtres et volets à chaque absence, même de quelques minutes, et déclarer les travaux à leur assureur.
Un lundi matin d’octobre, dans une rue du Mourillon à Toulon : les monteurs achèvent un échafaudage de cinq niveaux pour le ravalement voté au printemps. Dès le mardi, les habitants croisent dans le hall des visages qu’ils ne connaissent pas, la porte est calée ouverte pour laisser passer les gravats, et les fenêtres du troisième étage, jusque-là inaccessibles, se trouvent à un mètre d’un plancher métallique. Rien d’anormal : c’est un chantier qui commence. C’est aussi, très exactement, le moment où l’immeuble devient le plus vulnérable de toute son existence.
Pourquoi un immeuble en travaux attire-t-il autant les cambrioleurs ?
Le premier facteur est vertical. En temps normal, la vigilance se concentre sur le rez-de-chaussée et les portes palières ; les fenêtres des étages ne sont presque jamais protégées, parce qu’elles sont hors d’atteinte. Un échafaudage change cette donne en une nuit : chaque niveau devient accessible sans effort, discrètement, par des ouvertures que leurs occupants n’ont pas l’habitude de verrouiller.
Le deuxième facteur est humain. Pendant des semaines, des compagnons, des livreurs et des sous-traitants entrent et sortent. Une silhouette en tenue de travail, un escabeau sous le bras, ne surprend plus personne — y compris lorsqu’elle n’a rien à faire là. Les enquêtes après sinistre le montrent régulièrement : les repérages se font en plein jour, au milieu de l’activité légitime du chantier.
Le troisième facteur est matériel. Portes de hall maintenues ouvertes, digicode communiqué à de nombreux intervenants, éclairages déposés, volets démontés pour être repeints : les protections ordinaires de l’immeuble sont précisément celles que le chantier suspend. S’y ajoute la convoitise pour le chantier lui-même — outillage, câbles, cuivre — qui attire une délinquance d’opportunité jusque dans les parties communes.
Que disent les chiffres des cambriolages dans le Var ?
Les données ouvertes du SSMSI (ministère de l’Intérieur), compilées dans le Baromètre FOLONEO de la sécurité dans le Var, dessinent un paysage contrasté. Le département a enregistré 3 781 cambriolages de logement en 2025, en recul de 8 % sur un an — troisième année de baisse consécutive — soit 5,03 cambriolages pour 1 000 logements, mieux que la région Sud (5,81) et que la moyenne nationale (5,63).
Mais cette moyenne rassurante se vit très différemment d’une commune à l’autre : quand Six-Fours-les-Plages recule de 26 % et Bandol de 38 %, Saint-Raphaël progresse de 29 %, Fréjus de 17 % et La Valette-du-Var de 39 %. Plus de dix logements varois sont encore cambriolés chaque jour. Pour une copropriété, la conclusion est simple : le risque n’est pas une statistique départementale, c’est une situation locale — et un immeuble sous échafaudage change de profil de risque du jour au lendemain, quel que soit son quartier. Dans les zones où la tendance monte, comme le secteur de La Valette et de La Garde, un dispositif adapté aux résidences de l’aire toulonnaise se justifie d’autant plus pendant un chantier.
Travaux votés : quelles responsabilités pour le syndic et l’entreprise ?
Le syndic est chargé d’administrer l’immeuble et de pourvoir à sa conservation (loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 18). À ce titre, il lui revient d’anticiper les conséquences du chantier sur la sûreté des parties communes : accès, éclairage, fermetures, information des occupants. L’entreprise, de son côté, est responsable de son emprise de chantier et de l’échafaudage qu’elle installe ; les marchés de travaux sérieux précisent qui protège quoi, et avec quels moyens. Ce point mérite d’être arbitré par écrit avant la signature, pas après la première intrusion.
Deux démarches complètent ce socle. D’abord, la déclaration des travaux à l’assureur de l’immeuble : certains contrats multirisques conditionnent leurs garanties à des mesures particulières pendant un ravalement. Ensuite, si une vidéosurveillance temporaire des parties communes est envisagée, elle doit être décidée en assemblée générale, portée à la connaissance des occupants et respecter les recommandations de la CNIL (finalité, durée de conservation, accès restreint aux images) ; dès lors qu’une caméra filme la voie publique, le régime du code de la sécurité intérieure s’applique et une autorisation préfectorale devient nécessaire.
Comment protéger l’immeuble à chaque phase du chantier ?
Avant le montage de l’échafaudage
Tout se joue dans les semaines qui précèdent : un état des lieux de sûreté identifie les points d’accès créés par le futur échafaudage, les zones de stockage du matériel, les cheminements et les angles morts. C’est aussi le moment d’informer les résidents, étage par étage, de ce qui va changer pour eux — et de faire évaluer la protection de votre appartement à Toulon si les fenêtres donnent sur l’échafaudage.
Pendant les travaux
Trois dispositifs temporaires couvrent l’essentiel du risque. Une détection périmétrique posée sur l’échafaudage signale toute escalade en dehors des heures de chantier. Une tour de vidéosurveillance mobile, autonome en énergie, surveille l’emprise, le stockage et les accès : en cas d’intrusion, la levée de doute est assurée à distance par des centres partenaires autorisés et certifiés APSAD P5, qui déclenchent l’intervention appropriée. La location d’une tour de vidéosurveillance mobile à Toulon et dans tout le Var se cale sur la durée réelle du chantier, sans immobiliser d’investissement. Enfin, la maîtrise des accès du hall — codes provisoires dédiés aux intervenants, porte refermée systématiquement — supprime l’anonymat dont profitent les repérages. Nous installons et maintenons l’ensemble des équipements du marché et retenons les meilleurs produits des plus grands fabricants internationaux.

À la fin du chantier
La vigilance ne s’arrête pas à la dernière passe de peinture. Un échafaudage qui reste en place plusieurs semaines après la réception prolonge l’exposition sans aucune contrepartie : sa dépose rapide doit être exigée. On vérifie ensuite le retour à la normale : fermetures réarmées, éclairages reposés, codes d’accès provisoires désactivés, et retour d’expérience consigné pour le prochain chantier de la copropriété.
| Dispositif temporaire | Ce qu’il couvre | Phase du chantier |
|---|---|---|
| Détection périmétrique sur échafaudage | Escalade et intrusion par les niveaux en hauteur, hors horaires de chantier | Du montage à la dépose |
| Tour de vidéosurveillance mobile | Emprise du chantier, zone de stockage, accès — levée de doute à distance | Toute la durée des travaux |
| Maîtrise des accès du hall | Va-et-vient des intervenants, codes provisoires, fermeture systématique | Toute la durée des travaux |
| État des lieux de sûreté | Points faibles créés par le chantier, consignes aux résidents | Avant le premier jour |
Résidents : quelles habitudes changer pendant les travaux ?
La règle la plus efficace tient en une phrase : dès qu’un étage est desservi par l’échafaudage, ses fenêtres se ferment à chaque absence, même de dix minutes, volets compris la nuit et pendant les week-ends. Les objets de valeur s’éloignent des fenêtres, les doubles de clés ne se confient pas aux boîtes aux lettres, et toute présence inhabituelle sur les planchers en dehors des horaires de chantier mérite un signalement immédiat. Beaucoup de conseils syndicaux désignent un référent travaux : c’est lui qui centralise les remarques et fait le lien avec le syndic et l’entreprise, plutôt que de laisser chaque incident se diluer dans une conversation de palier.
Questions fréquentes sur la sécurité d’une copropriété en travaux
Combien de temps dure la période à risque pour une copropriété en travaux ?
Elle commence au montage de l’échafaudage et ne s’achève qu’à sa dépose complète, y compris lorsque le chantier est suspendu. Les moments les plus sensibles sont les nuits, les week-ends et les jours fériés, quand l’immeuble équipé reste sans activité. Un échafaudage laissé en place plusieurs semaines après la fin des travaux prolonge inutilement l’exposition.
Qui doit financer la sécurisation du chantier : le syndicat des copropriétaires ou l’entreprise ?
Cela dépend de ce que prévoit le contrat de travaux. L’entreprise est en principe responsable de son emprise de chantier, de son matériel et de la sécurisation de l’échafaudage qu’elle installe ; la protection des parties communes et des accès de l’immeuble relève du syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic. Le bon réflexe est de clarifier cette répartition par écrit avant la signature du marché.
Une caméra temporaire est-elle légale dans une copropriété en travaux ?
Oui, à condition de respecter le cadre applicable : décision votée en assemblée générale, information claire des occupants par affichage, durée de conservation des images limitée et accès restreint aux enregistrements, conformément aux recommandations de la CNIL. Si le dispositif filme la voie publique, il bascule dans le régime du code de la sécurité intérieure et suppose une autorisation préfectorale.
L’assurance couvre-t-elle un cambriolage commis par l’échafaudage ?
En général oui, mais les contrats conditionnent souvent la garantie vol à des moyens de fermeture effectivement utilisés : fenêtres closes, volets baissés en cas d’absence. Il est prudent de déclarer les travaux à l’assureur de l’immeuble comme à celui de chaque logement avant le début du chantier, puis, en cas d’effraction, de déposer plainte et de déclarer le sinistre rapidement — le code des assurances (article L113-2) prévoit un délai de deux jours ouvrés pour le vol.
Notre ravalement démarre le mois prochain : que faire dès maintenant ?
Faites établir un état des lieux de sûreté de l’immeuble avant le montage de l’échafaudage : accès, éclairage, fermetures, zones de stockage du chantier. Un expert FOLONEO vous rappelle sous 24 heures ouvrées et la visite technique sur site est programmée sous 72 heures, afin que les protections temporaires soient en place dès le premier jour du chantier.
Votre copropriété vote un ravalement, une réfection de toiture ou une reprise de façade dans les prochains mois ? Parlons-en avant le montage de l’échafaudage : un expert vous rappelle sous 24 heures ouvrées, la visite technique sur site est réalisée sous 72 heures, et le dispositif temporaire est dimensionné à la durée réelle de votre chantier. Demandez votre visite technique.
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